Je marche près des grands lacs,
Je dors chez les printemps sacrés.
J'ai des mendiants dans mon sac
Et des enfants usés dans mes souliers.
Je pleure sur les violons vermeilles,
Je plonge dans les feuilles vernies.
J'ai pour moi la sempiternelle
Croisade de ceux qui n'ont qu'une vie.
Seul sur ces routes bancales
Je m'en sors avec les honneurs.
Si on ne prend pas le mal par le mal
On finit par compter les heures.
Seul dans ces rues minables
Je suis le plus heureux des vauriens.
Il n'existe pas de belles fables
Qui n'arrachent pas les mains.
Et quiconque me demande
De laisser tomber mes rêves fieffés,
C'est à la mort qu'il commande
De venir prier à mon chevet.
Mon histoire extraordinaire
Chacun la vit à sa manière,
Le tout est d'être droit et fier.
Hemingway est juste derrière.
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Écrit par souliersbavard
"hey i'm johnny cash"
Catégorie : Divers
Publié le 25/09/2012
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| Juste magnifique. | |
Llyo-LuX ![]() |
| Ton poème est inspiré d'un romancier célèbre et tu as affronté là une grande difficulté . Bravo. | |
TANGO ![]() |

