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Posté le 18/07/2021 à 15:41:58Mon compte rendu du Maroc juillet 2021

J’ai eu l’occasion de faire un bref passage au Maroc, notamment dans la ville de Rabat et sa médina, de Salé et sa médina, Moulay-Bousselham, Moulay Idriss Zerhoun, Meknès et la médina de Fès. Il va sans dire que ma préférence va vers deux de ces destinations : Moulay-Bousselham et la médina de Fès. Cela dit, ici, je ne vais pas seulement parler de mes ressentis personnels, mais également de ce que j’ai pu observer et comprendre.

Il faut savoir que le Maroc, avant le Covid, n’était pas tel que je le décrirais actuellement, surtout dans les médinas, puisque le Covid a fortement touché ses zones qui ne fonctionnaient que par et grâce au tourisme. Sans quoi, l’impacte était tel qu’il se voyait non seulement dans les rues, mais aussi dans les yeux des citoyens. Mais les formes multiples que peuvent revêtir les situations ne sont, au fond, que l’expression d’une réalité intérieur. Il va donc être question ici, dans mon écriture, de parler non seulement des formes des situations mais également de leurs fonds.

Pour commencer, je parlerais des points négatifs qui m’ont fortement marqué. J’ai une certaines incompréhension du pourquoi les Marocains (et les Arabes en général) n’ont pas de respect pour l’écologie. Là où une famille passe sur la plage, par exemple, des bouteilles de plastique et des déchets s’y trouvent. Pas une, ni même deux, mais presque tous, agissent de la sorte. En aucun moment, ils prennent leurs déchets et les ramènent soit chez eux pour les jeter dans leurs poubelles, soit dans une poubelle de proximité (s’il y en a). Ainsi, il y a des plages, des rues, ou encore des endroits, où c’est très salle. Alors que tout peut être bien plus propre que cela, avec un peu de volonté. De même, les déchets de la sorte se trouvent sur les sites de pêches ou sur les réserves naturelles, sur les demeures des millions d’animaux. J’ai même vu de mes propres yeux une femme manger une friandise et jeter le papier par terre comme si le « par terre » était une poubelle, sans état d’âme ni même de considération pour sa propre ville. Ainsi, nous nous retrouvons parfois dans des endroits où l’odeur est immonde, et la vue triste.

Un autre aspect négatif du Maroc c’est la hausse de délinquance, qui je suppose va avec le premier point. Les jeunes au Maghreb deviennent de plus en plus irrespectueux, moins religieux et totalement déconnectés de la réalité. Cela est surement dû à l’influence occidentale. Il est clair que le Maghreb n’est pas un endroit où l’occident a totalement sa place. La manière de vivre, de travailler, la relation entre les gens et avec la nature est tout autre, en sorte qu’ils doivent trouver une loi qui leur correspond. Et, de vouloir imposer une vision étriquée occidentale au Maghreb tue le Maghreb. Il est aisé de le voir dans les médinas, surtout celle de Fès.

Autre point négatif, et le dernier, c’est la lourdeur des « attrape-touriste » surtout dans les médinas. À chaque coin de rue, et il y en a plein des coins de rue, une personne saute sur vous pour vous proposer un produit, ou une visite. Ce qui est le plus lourd, c’est que même si nous disons « non », ils vous suivent jusqu’au bout et ne vous lâchent pas. De même la mendicité, bien que la pauvreté dans ces pays soit exponentielle, il y a un business du recettage touristique qui se fait de manière sous-marine. Les gens, « les raquetteurs », viennent vers vous, et vous proposent d’aller dans un endroit. Si vous refusez, il vous demande alors où vous allez, et ensuite vous joue le « guide » pour vous accompagner à destination. Et même si vous connaissez le chemin, il vous force à être guidé. Jusqu'à ce que, une fois à destination, il vous demande de l’argent parce qu’il « vous a guidé ». Il vous met soit dans l’embarras, soit dans la colère ; il est donc préférable d’apprendre à avoir une attitude indifférenciée face à un tel spectacle. Où comme cette volonté d’aller visiter les tanneurs : même si vous savez où c’est, il y a toujours une personne qui vient vers vous dans la médina pour dire : « Tanneur ? » Il est impossible de les rater. Même si vous n’avez pas besoin de lui pour aller vers les tanneurs, il impose que vous le suiviez pour vous y rendre (en suivant le chemin que vous suivez grâce à Google map), et ensuite vous demande de l’argent pour ce service. Si vous refusez, ils vous montrent leurs mécontentements avec, surement, quelques insultes en Arabes. En sommes, marcher dans les médinas n’est pas chose facile. Mais je vous rassure, bien que peu, cela n’était pas aussi lourd avant le Covid. Et, il faut l’avouer, ces gens là ne le font pas pour « voler », mais pour survivre. Il n’y a pas tant de travail que cela dans les médinas, et leurs seuls moyens de survivre c’est de jouer la carte du « guide », qui le font parfois, pour ne pas dire souvent, très mal. Ainsi, si vous y allez, ne vous privez pas d’être généreux. D’autant plus que le service de « guide » ne demande pas tant que ça : 3 dirhams (0.30 centime), et c’est largement suffisant. Mais, il y en a qui même après leur avoir donné un petit quelque chose vous redemande encore plus. Ne soyez pas étonné, ils n’ont pas vraiment le choix (il essaye tous les moyens possible pour avoir un peu d’argent). Mais vous pouvez refuser.

Bon, maintenant au tour des points positifs. Et il y en a bien plus. À vrai dire, les points négatifs, même s’ils semblent être assez conséquents, n’ont en réalité que peu d’impacte dans le plaisir de visiter le Maroc. Car, si je devais considérer en pourcentage le négatif du positif au Maroc, je dirais que le négatif n’est que 5% et le positif 95%.

Pour commencer, l’hospitalité. Il n’y a rien à dire, moi et ma femme nous étions assez surpris de l’hospitalité de certaines personnes. Au fond, certains, il ne faut pas le cacher, le font pour recevoir qqchose en retour. Mais, certains le font de bon cœur. Et cela touche vraiment beaucoup. Nous sommes allés à Meknès pour visiter le tombeau du Cheikh Al-Kamal. Et nous avons pris contact avec son descendant qui nous a accueillis à bras ouvert dans la zaouïa. Et ensuite, il nous a invités chez lui pour boire un thé. Boire le thé, c’était bien plus que boire le thé, car au final nous avons mangé du kefta, frites, olives, pain et mets, et ensuite bu le thé. Lui, sa femme et ses enfants nous ont accueillis comme des rois. Et, nous à même demandé de dormir là s’il le fallait. Et même en refusant l’invitation (puisqu’on était attendu à Fès), il terminait en disant que la prochaine fois nous passerons dormir chez lui, et que même si un membre de notre famille passe au Maroc, il pouvait passer chez lui, volontiers. En sommes, il a montré ce qu’était le vrai Maroc. Et de par cela, Meknès, j’en garde un très beau souvenir.

Il y a eu aussi l’hospitalité à Fès, dans la maison d’Antoine Poirier, qui fut le premier à nous inviter chez lui, avec son gardien de maison Nordine, un homme très sympathique. Notre séjour fut marqué par la bonne compagnie. Et Nordine fut un excellent guide dans Fès, nous montrant le chemin que nous cherchons à trouver, nous guidant vers les meilleurs endroits, parfumeurs, et autres, et nous défendant face à la vague des attrapes touriste. J’en garde de lui un excellent souvenir, et je suis très content de l’avoir rencontré. Par contre, ce qui est dommage, c’est qu’Antoine Poirier n’était pas présent dans les lieux. Car, j’en suis sûr, le séjour aurait été bien meilleur. Ils reçoivent toute ma gratitude pour leurs bontés.

À Moullay-Bousselham, la vie là-bas est magnifique. Entre nous, c’est une ville dont j’aimerais bien y vivre. La plage, l’océan, le bruit des vagues sauvages et frais qui vous caressent toute la journée sans jamais vous déranger. C’est un bruit réconfortant et délicieux qu’est la mélodie de l’océan, et le naufrage des vagues sur le sable bouillant. Nous avons dormi dans la Villa Nora, et je vous le conseille. Jardin-terrasse, face à la plage facile d’accès, face au coucher de soleil, dans le calme. Il est situé vers un endroit moins touristique, ce qui rend la plage moins bruyante de monde. La maison est majestueuse, et on aimerait trop avoir la même. On y sent que cet endroit ne fut pas seulement une auberge, mais également une maison de prière, où du moins du bon vouloir (où les âmes présentent ont dégagés des ondes positives). On s’y sent bien, apaisé, et on ne veut pas y partir. D’autant plus qu’au début, nous avions pris une chambre lit jumeau à 37 euros la nuit. Mais, ayant, ma femme et moi, décidé de rester une nuit en plus, nous fûmes transférés vers la suite dont le prix d’origine est de 100 euros la nuit, mais où le propriétaire nous l’a lâché pour 40 euros la nuit (j’ai préféré le prendre à 50 euros afin de ne pas trop profiter de la situation). Petit déjeuner dans un jardin vert, face à l’océan bleu, avec le chant des oiseaux et des vagues : majestueux. Il n’y a qu’un mot qui nous vient à l’esprit : Al-Hamdoulillah.

La médina de Fès, c’est autre chose. Le décor est tout autre. Pas de plage, pas de vague, pas de calme, bien au contraire, de la chaleur à en suffoquer, du bruit matin, soir et nuit, la foule partout, dérangé tout le temps… Mais, il y a un quelque chose qui nous accroche. La médina de Fès, c’est un retour vers la source. On est en 2021, mais dans la médina, on est ailleurs : le moyen-âge, la renaissance, parfois nous avons l’impression d’être a Jérusalem, à Alep… C’est puissant. C’est une ville vivante, très vivante. Al-Hay (Le Vivant) y est ! Tout bouscule, pourtant c’est libérateur. On ne se fatigue pas, pourtant on marche et on transpire. Les mosquées, les zaouïas, sont des refuges où le retour au calme existe. En fait, Fès, c’est La Ville ! Bien sûr, Jérusalem est La Ville, mais Fès aussi. Tel que nous nous sommes dits, Fès, c’est Jérusalem, mais sans les conflits. Quartier juif, musulman, il y a des chrétiens, des sœurs. C’est une ville qui abrite la plus ancienne université du monde, Université Al Quaraouiyine, dont il y a une mosquée à l’intérieur, une mosquée chargée spirituellement de manière extraordinaire.

Au fond, Fès, pour le spirituel, c’est magnifique. C’est une ville où le contraste est puissant : le chaos avec le silence, le laid avec le majestueux, la puanteur avec le parfum, Fès c’est soit tout blanc ou tout noir. Nos sens sont bousculés, et nous sentons que nous ne sommes pas habitués a toute cette charge qui vient vers nous, qui nous frappe. On sort de chez nous pour aller prier, et nous devons traverser un océan de chaos pour parvenir au calme de la prière. C’est à ce moment-là que se révèlent en nous des forces. Soit Fès on l’aime, et on l’aime toujours, soit on le déteste, et on l’aimera un jour.

Nous avons également pu rencontrer des gens très sympathiques. Notamment quelques marchants qui connaissent très bien leur travail. Ce qui est aussi surprenant a Fès, c’est que l’artisanat existe encore. Et je ne parle pas de cet artisanat industriel où l’artisanat use des méthodes et techniques moderne, mais je parle de cet artisanat ancestral où l’artisan d’aujourd’hui travail encore comme l’artisan des premiers siècles. Les tanneurs, pour faire le cuire, usent des méthodes millénaires, où la peau de la bête et trempé dans de l’eau avec des produits naturels (plante, selles d’animaux, minérales, etc.) pendant des semaines, puis sécher pendant des jours, pour de nouveau être trempé pendant des semaines dans les colorants naturels, etc. Jusqu'à être traité finement, jusqu'aux moindres détails pour en faire soit un vêtement soit un accessoire en cuire. De même, pour ceux qui font les matériels de cuisine, comme casserole, tout est fait à la main et devant tout le monde. Les battements des forgerons ou des sculpteurs retentissent dans tout le quartier accompagné d’un rythme mélodieux, parfois symphonique, pour casser la lourdeur des bruits. Il y a aussi ceux qui font des instruments de musique de haute qualité devant vos propres yeux, ou encore des vêtements en laine ou en coton. Marcher dans Fès, c’est rencontrer l’humanité et ses capacités, ses possibilités. On retrouve un qqchose perdu en occident : la nature humaine. Ainsi, Fès est une ville idéale pour faire des retraites spirituelles ou encore pour méditer sur soi-même et sur la Création. On n’en ressort plus réel, plus vrai. C’est pour cela que malgré les points négatifs, le Maroc est inégalable, surtout Fès. Il y a beau avoir mille points négatifs, simplement par ce que j’ai dit en point positif, cela restera toujours positif. Le bien, à Fès, surpasse de très très loin le mal.

Pour conclure, le Maroc est un pays pour tout le monde, ou plutôt pour toutes les âmes. Car, celui qui veut le calme de la plage, il peut aller à Moulay-Bousselham, ou encore d’autre endroit dont je n’ai pas cité ; s’il veut se concentrer sur sa propre ascension spirituelle, il peut aller à Fès, qu’il soit juif, chrétien ou musulman, ou même bouddhiste ou hindouiste. De même, s’il veut le silence et le calme du désert, le Maroc offre d’excellents endroits ; ou s’il souhaite une ville animée, il y a Casablanca ou Rabat, etc. En somme, le Maroc c’est une ville idéale, malgré ses nombreux défauts ; il y a toujours quelque chose à faire. C’est un pays que je conseille fortement. Et si vous voulez mon avis sur le sujet, je vous dirais que, à titre personnel, si rien ne m’empêchait, je serais déjà occupé à préparer mes bagages pour y vivre là-bas. De même, j’espère pour mes fins de jours vivre à Fès, et y mourir. Oui, j’aime Fès à ce point.
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Yuba
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Posté le 18/07/2021 à 18:26:52Bonjour
Dommage que votre séjour n'a pas inclus la visite des villes de Tanger ou de Tétouan ...vous aurez été surpris ...
Elle sont belles est différentes d'une part pour leurs belles plages mediterranéennes, plus calmes et d'autre part pour leur propreté , l' exception que vous n'avez pas trouvé ailleurs...

Vous vous posez la question du pourquoi les marocains n'ont aucun respect pour leur environnement , je vous répondrai que cela viendra par une prise de conscience , que l'ignorance est un fléau , certes , mais qu'il est possible d'irradiquer avec le temps ... que les choses n'étaient pas ainsi dans vos pays auquels vous comparez le Maroc ...

Recemment j'ai lu une oeuvre d'Emile Zola " L'assommoir" et je peux vous dire que les mentalités ont fait du chemin , que j'ai trouvé des ressemblances avec les pays du "tiers monde " actuels comme vous nous appellez car la misère était telle que respecter la propreté des rues restait le dernier soucis de la population , pensant d'abord à garantir son pain quotidien , sa survie ...

Je reviendrai pour analyser les autres points négatifs...
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Posté le 18/07/2021 à 19:21:41Pour répondre à votre réponse, j’ai eu l’occasion de discuter avec des Chérifs, et des descendants de Saints, qui sont au Maroc perçu comme une certaine autorité. Au fond, tous ont la même explication de ce bouleversement. Tout se situe sur deux fronts, mais je n’ai pas voulu l’expliquer dans mon compte rendu pour ne pas faire trop compliqué.

Il y a plus de cinquante années, dans les années 80 encore, vivaient dans les médinas les juifs et les intellectuelles (ceux qui faisaient vivre l’harmonie et l’équilibre de la communauté). L’ancien roi du Maroc protégeait beaucoup les juifs, mais avec la succession qui venait, les juifs ne savaient pas si le futur roi allait, comme l’ancien, être si protecteur avec eux. Alors, tous les juifs sont partis ailleurs, emportant leurs savoirs et leurs richesses : certains en Europe, d’autres en Israël. Et, ce fut un certain exode, vidant le Maroc de la plupart de ses juifs. Bien entendu, le nouveau roi était toujours protecteur, mais l’exode était déjà fait. Ce qui a rendu certaines médinas appauvries puisque les juifs contribuaient énormément à la richesse des villes.

Deuxièmement, au cours des années 80 et 90, quand les juifs s’en allèrent, la place pour les paysans fut donnée. Remplissant donc les médinas de paysans. Mais pour gagner leurs vies, eux qui vivaient à la base d’agriculture et d’élevage, devait trouver une nouvelle source de finance. C’est à cette période que les paysans ouvrir des ateliers faisant ce que les intellectuels faisaient (artisans, menuisier, forgerons, etc. les plus pointus), mais de moindres qualités et moins cher. Les touristes allèrent donc acheter chez les paysans plutôt que chez les vrais artisans. C’est pour cela qu’on ne retrouve plus dans les médinas, tels que Fès ou Meknès des calligraphes écrivant des Corans, des menuisiers construisant des sculptures pour les maisons, etc. Les Zaouïas se vidèrent et certains fermèrent pour de bon. Les intellectuels, les artisans, s’en allèrent des médians pour rejoindre les grandes villes, ou d’autres pays. Heureusement que certains sont encore restés, mais tout de même la majorité sont partis. Les médinas se sont vues inondées de personnes n’ayant aucune connaissance, illettrée, et tentant par tous les moyens de gagner de l’argent, en exploitant, entre autres, les touristes. Il y avait, par exemple, quelques décennies en arrière, dans les médinas du Maroc, une atmosphère totalement autre.

Les écoles coraniques ferment, les Zaouïas également, certains artisans plurigénérationnels disparurent, etc. Ajoutons par-dessus l’invasion de l’industrialisation occidentale et la bureaucratie européenne dans l’administration marocaine qui a changé le paradigme du pays : où l’on voit une administration occidentale avec une population orientale. Je ne parle pas des grandes villes, qui sont construites pour la plupart par des Occidentaux, et où ce sont eux-mêmes qui vivent là-bas, ou du moins des Marocains d’Europe.

Au fond, le Maroc a connu un changement de paradigme qui a un peu bouleversé les citoyens. Ajoutons a cela la crise du Covid qui a énormément traumatisé le Maroc et ses citoyens, et surtout les paysans, et les commerçants dans les médinas, lui qui ne vivaient jusqu'à lors que du tourisme.

Je ne dis pas que c’est bien ou mal, mais je montre que le temps a voulu faire changer les choses. Et avec un peu de temps, tout se remettra dans l’ordre insh’Allah. Mais actuellement nous ne pouvons nier la difficulté qui ronge le pays, et surtout le changement de paradigme. Qu’en bien même les choses sont bien plus complexe que cela, et elles le sont, le noyau reste tout de fois le manque d’instruction sur les choses essentielles. Et ces choses essentielles se trouvèrent dans les paroles et les actes des intellectuels, des pieux, et des savants qui ont tous disparu, laissant place à un pays appauvri de bon sens et de connaissance ; rendant la vie difficile. Car, il ne faut pas se mentir, rien n’a changé depuis les années 80 jusqu’au aujourd’hui. Seulement, ce sont les gens et leurs relations avec l’autre et avec la Création qui a changé.

Avec un affaiblissement de foi, et une augmentation de matérialisme (la volonté d’augmenter ses richesses), le Maroc se voit exprimer dans ses rues le résultat de cette conversion. Tout ce que je cite dans mon compte rendu n’est en vérité que le résultat d’un manque profond de religiosité et de foi. C’est donc aussi une question spirituelle.
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Yuba
Sexe:
Posté le 18/07/2021 à 23:54:27Tout d'abord celui qui vous a dit que "les Chérifs qui sont descendants de Saints, qui sont au Maroc perçu comme une certaine autorité " est complètemnt dépassé par la réalité il n'y a au Maroc qu'une seule autorité : le roi et son gouvernement

Et tous les musulmans devraient se considérer des chérifs , moi la première, même si mes origines et mes ancêtres sont turcs.

Vous dites que c'est parceque les juifs sont partis que les choses se sont dégradés économiquement , visiblement vous avez été mal informé sur la vraie Histoire :
Les juifs avaient choisi de partir parcequ'un ordre mondial leur avait promis une terre au grand malheur des palestiniens ,ce qui a engenré un conflit qui n'en finit pas...et cela n'a rien à avoir avec la protection d'un roi ou d'un autre .
D'autres ont préféré rester au royaume chérifien et sont considérés depuis la chute de Grenade ,des marocains à part entière , se fondant dans la vie de leur pays ...

Je pense que la visite d'une seule ville même si elle a la réputation d'être la plus spirituelle ne donne pas tous les fils qui vont permettre de comprendre le fonctionnement d'un pays , immense par son Histoire et sa Culture...

Et puis vous auriez pu vous abstenir de parler des 5% des points négatifs , surtout sur un site de poésie.
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jacou
Sexe:
Posté le 19/07/2021 à 07:58:38Bonjour Merci et Assia,

Merci, vous pourriez vous abstenir de parler de la communauté juive marocaine, sur un site dédié à la poésie, comme le souligne Assia : ne mêlons pas la politique et ses jugements faciles à l'emporte pièce- avec la poésie.

Désolé Assia, mais les Juifs marocains ne sont pas tous partis volontairement du Maroc. Ils étaient attachés au Maroc, y vivaient depuis des siècles ou millénaires (ceux de l'empire romain, de "Maurétanie Tingitane de Tanger, comme en Gaule, ceux réfugiés de l'Andalousie après la Reconquista chrétienne). Les juifs marocains, comme de l'ensemble du monde arabe, ont en partie dû fuir la méfiance causée par la situation internationale, générée par la création de l'État d'Israël et les conflits israélo-arabes qui s'en sont ensuivis, mettant à mal la tolérance historique immense et traditionnelle des Arabes et des Marocains en particulier.

Par pitié, cessons de mêler la politique avec tout !
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