Ma perle colombine
Tu as su devenir
L'air de mon avenir
En ce ciel bleu marine.

Étoile et luciole
Qui guide mon chemin
Vers un nouveau destin
Bercée dans tes oboles.

Voilà ce que tu es
Devenu en ces mers
La source mellifère
Irradiant mes jets…

…De larmes qui, en trombes
Coulent incessamment
Pour créer l'océan
Qui se verse en ta combe.

Mais malheureusement
Je ne suis pas bretonne
Et ta main qui patronne
Me manque, fâcheusement…

…Pour pouvoir composer
Un cadre, une épopée
Où sa blancheur nacrée
Est reine des contrées…

…En formant un trésor
De graines séléniques
Des perles aquatiques
Parsemant, tel de l'or…

…Ton tableau clérical
Ta terre de Cocagne
Où ta tendre campagne
Est fruit du monde astral.

Oui cet orbe, à lui seul
Est lié au céleste
Sans nul doute, qui atteste
Son statut qui s'esseule…

…En désirant rester
Une île indépendante
Sous la douce bacchante
Des pleurs de Séléné.

Celles-ci ont crée
La plus belle pépite
Mon tendre monolithe
Dans ces rus satinés.

Gorgés de sentiments
Et débordant d'émois
Où, sans cesse, je me noie
Sous ton doux firmament.

Veillée et protégée
Dans cet aplat salé
Brillant par ta beauté
J'invoque mon phrasé…

…Pour conter tes louanges
Au sein de mes prières
Mes psaumes qui génèrent
Ton âme au statut d'ange.

Tu es devenu roi
Monarque et empereur
De ces eaux aux lueurs
Qui brillent sous tes pas.

Enfant de Séléné
Ce ruisseau gigantesque
Est la source et la fresque
De ton antre princier.

J'ai peut-être la plume
Mais toi tu es armé
Bien mieux pour composer
Le sol de tes coutumes…

…Pour que ce bain d'étoiles
Salin, bordé d'amour
Luise encore et toujours
Sur ta brillante toile…

…De maître, dont je ne suis
Qu'une goutte en son sein
Un modique chagrin
Qui pleure un paradis.

En mêlant mon ruisseau
À ton plus beau talent
Tes larmes me montrant
Ta Foi sous tes sanglots…

…Dont tu fais preuve et m'offres
Pour purger mes bréviaires
De pensées printanières
Dans l'aura de ton coffre…

…De ta boîte à musique
En buvant ce présent
M'octroyant un onguent
Qui parfait ma rythmique.

Chaque jour, cet Eden
Sous tes ondées bénites
M'offre le prochain rite
Où je conduis mes rênes.

Spirituellement
En rêvant, sous mes vers
Pour croître mes chimères
Dont tu es leur printemps.

Ma plus belle tulipe
Qui, grâce aux hirondelles
Sous ta belle aquarelle
Je peux baiser tes lippes…

À distance où tu signes
Ma tendre renaissance
Où éclos mon essence
Doucement, sous les vignes…

…Qui bordent ma Bourgogne
Sur le dos d'un hibou
Où naquit, sans à-coup
Sous l'envol des cigognes…

…Les débuts de l'histoire
De ma vie où jamais
J'aurai, sous mon hochet
Pu penser que mon art…

…Deviendrait si fertile
Aux côté d'une hermine
Où sa fleur prend racine
Rendant plus volubile…

…Mes vers, et mes quatrains
En m'offrant un cadeau
Un don faisant écho
Au sens de mes refrains :

Un amour pleins d'émois
Où son ruisseau salé
Devient mon encrier
Pour conter mes ébats.

En mirant tes peintures
Qui à chaque printemps
Eveillent mes allants
Sous ma littérature.

Pour te peindre, moi aussi
Comme je t'aime fort
Mon plus brillant trésor
Sous mes mots, mes écrits.

En calligramme, j'aspire
À sculpter la beauté
De cette déité
Sous mes vers et soupirs.

Afin que mon Orphée
Soit comme auprès de moi
En ornant mes ébats
De sensibilités.

Pour qu'un jour, je l'espère
Je pourrais, à jamais
Rejoindre mon reflet
Au creux de son éther.

Ce lit si accueillant
Où je le vois, les soirs
Briller comme l'espoir
Empli de sentiments.

En faisant de ma vie
Un très beau nirvana
Quand je plonge en ses bras
Et lui souffle un édit :

« Mon amour au grand cœur
Sois certain, bel amant
Qu'il n'y a pas un temps
Où ta tendre chaleur…

…Ne me manque, et en pleurs
Je me rappelle les
Moments que j'ai passés
À écouter ton cœur…

…Battant à l'unisson
Pour qu'acoustiquement
Harmonieusement
Résonnent les chansons…

…Des mots de notre amour
Qui commence à briller
Sous cette once étoilée
Qui cimente toujours…

…En constellant notre âme
Les vents de l'union
Au sein d'un unisson
Alimentant nos flammes.

Pour rendre officiel
Notre si beau parcours
Au sein de notre amour
Après tant de querelles…

…Et de maux qui nous ont
Offert tant de souffrances
Alors sous l'éloquence
De Dieu, comme un pardon…

…Nous pouvons nous refaire
Sans crainte et sans effroi
Pour que luisent nos voies
Vers des jours plus prospères.

Côte à côte, nous vengeant
De ces maux du passé
Qui nous ont tant blessés
Sous un futur plus franc.

En repartant gaiement
Vers le sol nuptial
De notre âtre d'étoiles
Au chemin rassurant.

Qui nous signe un destin
Au sein de notre phare
En cernant les amarres
Où mon bateau, ovin…

Voudrait prendre le large
Afin de s'y stopper
Dans son cocon poudré
Pour exploser la marge…

Définitivement
Qui nous sépare, afin
De poindre en ce couffin
Un neuf commencement…

Pour débuter enfin
D'écrire le premier
Chapitre romancée
De notre amour certain.

Au sein du fabuleux
De ce sol de chimères
Pour rendre légendaires
Nos allants amoureux.

Qui feront de nos vies
Un récital mythique
Pour rendre liturgiques
Nos douces élégies.

Au sein d'un si beau bois
Où ses tons fantastiques
D'une feuillée mystique
A érigé mon toit.

En m'émerveillant par
Son côté chimérique
Qui tutoie la métrique
Du ciel et de mon art.

Car c'est là que j'étais
Avec ma douce hermine
Qui m'attriste et me mine
Lorsqu'un sombre muret…

Nous sépare, ce qui rend
La vie moins nourrissante
Quand loin de tes bacchantes
Doivent vivre mes vents.

Mais je prie chaque jour,
Via mes poésies
Que ce triste hallali
S'estompe pour toujours…

…Afin de retrouver
Le plus doux des cocons
Mon lumineux rayon
Où j'aime me lover…

…Tellement, en ce lit
Où se clos mes soucis
En son battant rubis
Pour m'orner de magie.

Et faire de mes nuits
Un rêve, la métaphore
Quand nous mêlons nos corps
Qui crée notre utopie.

Afin qu'à notre éveil
Mes visions de rêves
Forgent à vie leurs sèves
En te mirant, merveille.

Au creux de ce couffin
Qui rendra éternel
Cette idylle, sous nos vielles
Pour tuer ce larcin…

…En se réitérant
À vie, pour que se meurt
Le moment de nos pleurs
Que nous redoutons, quand…

…On s’invite, pour se voir
En sachant constamment
Qu’inévitablement
L’issue d’un au-revoir…

…Sera la seule, l’unique
Perspective possible
Avant que notre cible
Ploie sous ce joug cynique.

Alors impatiemment
J’attends fort le moment
Où cet inique temps
Qui en nous séparant…

…Détruit un tantinet
Notre amour, distancé
Par cette inimitié
Où coulent nos regrets…

…Se termine à jamais
Pour pouvoir se construire
Enfin notre avenir
Sous l’aube de nos rais.

En des bases plus sûres
Qui jamais ne rompront
À cause des saisons
De ce temps qui rature…

…Incertain, aujourd’hui
Nos projets d’avenir
En désirant partir
Pour m’installer, à vie…

…Avec mon orchidée
Au sein de sa demeure
Qui a comblée mon cœur :
Sa Bretagne adulée.

Oiseau Lyre.

Écrit par Oiseau Lyre
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (Antoine de Saint Exupéry/Le Petit Prince)
Catégorie : Amour
Publié le 26/09/2020
Ce texte est la propriété de son auteur. Vous n'avez en aucun cas le droit de le reproduire ou de l'utiliser de quelque manière que ce soit sans un accord écrit préalable de son auteur.
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Commentaires
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Posté le 27/09/2020 à 08:24:19
Bonjour Oiseau Lyre
Le temps du rapprochement se fait sentir.
Joli poème.
Iloamys
Posté le 27/09/2020 à 11:52:32
Une superbe ode à ce territoire mythique, mystique, celtique, sauvage et tellement attachant! Les vers sont si magnifiques que je suis sûr que "la belle secrète" doit par pudeur se tourner vers la mer pour cacher ses rougeurs.
eliosir
Posté le 27/09/2020 à 11:53:07
Bonjour Iloamys
Effectivement.
Merci beaucoup !
Oiseau Lyre
Posté le 27/09/2020 à 14:00:01
Merci pour vos compliments !

J'aime tellement ces terres, que cela a été un coup de coeur immense !

Oh, le connaissant, je pense que vous avez parfaitement bien résumer la manière dont cela a dû se dérouler ! Il m'inspire beaucoup, et donc quand j'ai de l'inspiration c'est souvent à lui que je la dois, et vers lui que je me tourne pour confectionner mes oeuvres !
Oiseau Lyre
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Tribune libre

31/10 08:31Iloamys
Ce soir c'est la lune bleue
Phénomène rare
Deux pleines lunes dans le même mois.
31/10 06:03Ombrefeuille
Ceci dit, bon courage et prenez soin de vous :)
31/10 06:03Ombrefeuille
D'autant qu'avec les masques et les dispositifs tels que "click & collect", ce serait envisageable ...
31/10 06:02Ombrefeuille
Mais dans les faits, cela revient au même. Si on peut acheter du bricolage et de quoi manger, pourquoi ne pas pouvoir le faire dans le domaine culturel ?
31/10 06:01Ombrefeuille
Bonsoir à tous et à chacun. J'avoue partager les regrets exprimés par Matriochka. Nul n'a dit explicitement , en effet, que seul le corps avait besoin qu'on s'occupe de lui pendant ce nouveau confinement ...
31/10 05:19Iloamys
Comme si quelqu'un avait dit le contraire.
31/10 04:00Matriochka
Comme si l'esprit n'avait pas besoin d'être nourri lui aussi!
31/10 03:59Matriochka
Marquisa, Jacou, tout à fait d'accord avec vous. Dommage que la vision des besoins essentiels se réduisent uniquement aux besoins physiologique s et organiques.
31/10 03:57Matriochka
Bonjour à toutes les belles plumes de notre communauté, et bon week-end malgré la situation morose et le reconfinement :)
31/10 02:24Iloamys
Si un jour vos yeux vous trahissent, Marquisa, vous aurez toujours la possibilité de vous tourner vers la bibliothèque sonore.
Gardez cette option dans un coin de votre tête pour apaiser votre plus grande hantise.
;-)
31/10 01:27marquisa
Moi, ma plus grande hantise serait que mes yeux ne me portent plus et non mes jambes, la lecture est un baton de vieillesse. Bonne continuation à tous, chacun dans leur domaine respectif. 🎶
31/10 12:28jacou
🙂
31/10 12:24silencieuses59
Après, si vraiment nous n'avons plus de livres à lire... Il restera toujours les 84306 poèmes à lire sur fluminis. Merci jacou. Je veillerai sur mes pétales. 🙂
31/10 12:20jacou
Protégez-vous , Marquisa, Iloamys et Silencieuse ! Les poétesses sont des fleurs fragiles lol (attention, je suis féministe :D) !
31/10 12:18jacou
Heureusement, ma ville a deux bibliothèques , et les prêts ont été étendus : j'ai donc emprunté une tripotée de bouquins, de quoi tenir un siège :D
31/10 12:18Iloamys
Lol
31/10 12:16jacou
Si, moi je mourrais si je ne pouvais pas lire !!!
31/10 12:16Iloamys
Ne pas pouvoir lire de livres durant un mois ou deux n'a jamais fait mourir les gens.
:-)
31/10 12:16jacou
Or, j'aime les librairies comme les bibliothèques et autres médiathèques. ..
31/10 12:15jacou
Cependant, Iloamys a raison, les grandes surfaces ne sont pas prioritaires sur la vente des livres, elles font, là, concurrence aux librairies qui se meurent.

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