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grêle
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Posté le 10/06/2019 à 22:33:51Voici un lien qui présente 10 poètes contemporains... (Et même un peu plus, voir le bonus à la fin...)

https://litteratureportesouvertes.wordpress.com/2017/10/04/dix-poetes-daujourdhui-a-connaitre
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Yuba
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Posté le 10/06/2019 à 22:46:26Interessant !
Je connaissais certains et je remarque la présence de deux femmes dans cette liste qui n'est pas complète car on devrait y inclure notre poétesse reine du site : Marinette !
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grêle
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Posté le 10/06/2019 à 23:02:11J'ai pensé la même chose que toi Assia hhhhh ;-) Marinette mérite sa place dans la liste en tant que grande poétesse contemporaine, ultrasensible !
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grêle
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Posté le 10/06/2019 à 23:08:12Il y a par ailleurs un roman très poétique plein de mots inventés comme Marinette sait le faire : "Le sommeil des poissons" de Véronique Ovaldé. J'ai tout de suite pensé à Marinette en lisant ce livre :-)
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Babel
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Posté le 11/06/2019 à 04:31:07Michel Maulpoix j'aime bcp cet auteur je ne connais malheureusement que ses livres publiés chez José Corti
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marinette
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Posté le 12/06/2019 à 10:14:30oh mes chéries
un ami a fait il y a longtemps un recueil de poésies féminines
dans lequel je figurais à côté de Louise Labé
Féminitudes mais on ne l'a pas publié
je connais ces poétesses
je vous adore
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marinette
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Posté le 12/06/2019 à 10:15:38Féminitudes ( impressions)

Mon cadavre est doux comme un gant »
« je savais bien pourtant que j’étais conviée »

« Et qui donc a jamais guéri de son enfance « (Lucie Delarue- Mardrus )

Chaque jour je ressens autre chose et cela poigne au ventre, quand je lis Féminitudes , je n’avais rien vu ou je vois plus ou différent. Il y a toujours un vers qui révèle ou qui cache, un truc du plus profond qui fait la grandeur du poème.
Ne pas trop expliquer, ne pas dire, taire, et tout se voit, se devine, les mots ne sont pas anodins, ce sont des cris, des appels, des confessions, si peu entendus, si peu lus.
On ouvre la page et soudain le poing est là qui frappe au creux du ventre :
« hasardeuse. Que dites-vous femmes douloureuses, femmes poétiques et dures, cachées dans les plis de vos peurs ? Que dites-vous à ceux qui vous ont tuées ? Où sont vos rêves ?
Les feuilles du calendrier se sont envolées et nous marchons dessus, lourdes de nos années, nos espérances, nos cris non entendus, nos désillusions.
Poèmes rassemblés par un homme en 1990, Alain Auriat, glanés dans les meules de foin de l’écriture. Qu’est-ce qui l’a touché ? seulement la beauté ? je ne crois pas. Qu’a-t-il vu de nous toutes, que cache-t-il dans sa préface obscure, pudique ? poésie d’amour dit-il et cruauté.
Ces poèmes sont terribles, plutôt que beaux de leur puissance, peu de femmes et peu d’hommes les liront et les ressentiront. Ce sont des morceaux d’âmes, déchiquetés, jetés au vent, ce sont nos corps, nos cœurs et nos entrailles et si passe une rose ou une pivoine dans un vase de porcelaine, c’est juste une petite concession à l’apparence, une piètre consolation sur le marbre dur de nos vies.

Marine Laurent
Dimanche 25 décembre 2005
Samedi 24 janvier 2009.

Il s’agit d’un recueil de poésies féminines que nous avions composé
Qui n’ a jamais été édité, dont le titre a été repris par R.Desforges
Sabine Sicaud et d’autres dont j’ai publié quelques textes dans mes précédentes apparitions fantomatiques sur ce site.
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marinette
Sexe:
Posté le 12/06/2019 à 10:21:31Je t’aime parce que…

Je t’aime parce que tu as l’ardeur de l’ardoise trop grise
Je t’aime parce que tu es rapide comme l’as du tricheur
Je t’aime parce que l’archer a mis en toi ses flèches
Parce que les filles sur les rives de Grèce
Entendaient déjà ta rumeur maligne
Lorsque le soir a soif et que ta voix fulmine
Comme un bûcher qui brûle en épargnant le cœur
Tu t’en vas, tu reviens et tu descends les marches
En pardonnant au chien et sans passer sous l’arche
Où des esclaves tissent les toiles d’araignées du désespoir
Je t’aime parce que tu peuples l’avenir comme une barque lourde
Sur l’étang du passé muette aveugle et sourde
La forme des ténèbres a des mains de velours
Je t’aime parce que tu renies les ténèbres par répugnance du velours
Tu ne sais pas pourquoi je t’aime
L’essence sèche dans les flacons sans que je dise un mot
Qui pourrait t’amener jusqu’à l’étendue de l’énigme
La frontière est gardée par des feuilles de fer
Qui font saigner le front mieux que grilles d’Espagne
Daphné sans Apollon frémit.
Sur l’esplanade roule la fortune du tyran.

Marie Laure
Extrait de Féminitudes
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Yuba
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Posté le 12/06/2019 à 12:25:28Superbes Féminitudes !
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marinette
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Posté le 12/06/2019 à 13:31:10oh comme je regrette que nous ne l'ayons publié
mais j'ai eu tort de l'envoyer aux éditeurs et il a été pillé comme les autres
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